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11 septembre 2017

Un vent d’optimisme « Down Under »

Jim Claxton est arrivé à un point culminant de sa carrière, dirigeant l’équipe Systèmes de contrôle ferroviaire d’Australasie à partir des bureaux de Sydney. Mieux encore, son épouse, Wendy, et ses fils Eric et Lawrence, âgés de 16 et 13 ans respectivement, ont unanimement accepté de déménager en Australie – ce n’est pas toujours le cas dans les familles appelées à partir à l’étranger. « Les gens voient la vie avec beaucoup d’optimisme », remarque Jim à propos de l’attitude des Australiens. « Il y a de la fraîcheur dans l’air. C’est un pays positif, dynamique et en croissance, et ça se sent. »

Jim, un diplômé en biologie d’origine britannique, a amorcé sa carrière dans les chemins de fer en tant que conducteur de train avec British Rail. Il a ensuite occupé un poste de gestionnaire d’exploitation à Chiltern Railways, avant de travailler sur des projets de systèmes ferroviaires complexes, dont Crossrail à Londres. Il s’imagine plusieurs manières de moderniser les systèmes ferroviaires australiens. Jim fait grossir les rangs de son équipe de spécialistes des systèmes de communication et signalisation, qui effectue du travail de conception de signalisation à Sydney et Melbourne, prête conseil à Sydney Metro et appuie des projets similaires à « Crossrail » à Brisbane et à Auckland (Nouvelle-Zélande).

Projets à venir

Il y a d’autres projets à venir, et SNC-Lavalin prévoit d’intensifier ses activités en Asie du Sud-Est depuis ses bureaux australiens. Cependant, il s’agit d’un marché où le recrutement est difficile. Jim, avec ses dix années d’expérience de rédaction de spécifications, de conseils techniques et de gestion de projet sur Crossrail, remarque que l’Australie a attiré de nombreux expatriés qui partagent ses idées – et qui sont « probablement plus aventuriers » –, dont plusieurs qui ont entrepris leur parcours professionnel avec British Rail ou London Underground. Il y a également de très talentueux professionnels des chemins de fer, ce qui est critique pour arriver à une compréhension approfondie des particularités des normes propres à chaque état..

Observations locales

La vie en Australie convient à la famille. Wendy travaille dans une université, tandis que les garçons sont inscrits dans des écoles locales et pratiquent des activités à l’extérieur, comme le football (soccer). « En comparaison à la vie à Londres ou dans ses environs, les gens sont bien plus amicaux et ouverts, les routes sont moins congestionnées, les gens marchent plus lentement... et la bière est plus froide », remarque Jim. « Il a fallu un peu de temps pour s’acclimater, mais ça se passe très bien. » Il ajoute toutefois : « Je m’ennuie quand même de certains petits détails de la maison. Par exemple, les céréales du déjeuner en Australie sont horribles, ils n’ont pas de bonnes saucisses, et ils ne savent pas préparer le thé comme il faut! » Ceci étant dit, l’offre sportive est exceptionnelle, et Jim a déjà eu la chance de voir deux de ses groupes favoris, The Stone Roses et Kasabian, en spectacle à l’opéra de Sydney.

Les gens voient la vie avec beaucoup d’optimisme

Jim Claxton

Directeur, Systèmes de contrôle ferroviaire

Burlington (Ontatio) – le plus récent arrêt pour Dion

Depuis qu’il a commencé à travailler comme ingénieur d’études avec l’ancien exploitant ferroviaire néo-zélandais Tranz Rail, Dion Church ne tient pas en place. Après avoir acquis une première expérience dans son pays d’origine, il a déménagé au Royaume-Uni en 2002, où il a travaillé dans les bureaux de Derby à SNC-Lavalin (Interfleet à l’époque) pendant quatre ans avant d’être rappelé par l’hémisphère sud.

Dion, qui est né à Auckland, a travaillé comme conseiller à Interfleet à Melbourne, en Australie, avant de rentrer au bercail pour devenir consultant à Wellington. En 2016, une nouvelle occasion s’est présentée, et Dion est parti au Canada pour assumer son nouveau rôle.

Au travail, il se partage entre des tâches d’ingénierie générale de matériel roulant et de spécialiste de la dynamique des véhicules – l’étude du comportement du matériel roulant lorsqu’il est en mouvement.

« Je n’ai jamais voulu prendre une spécialité trop poussée. Je voulais être un caméléon, avec un certain niveau de spécialisation, mais aussi la flexibilité et l’ouverture requises pour toucher à de nouveaux domaines », explique Dion.

Opportunités à grande vitesse

En déménageant en Amérique du Nord, Dion ajoute à son CV une expérience tricontinentale, et il confie que certaines des opportunités qui s’offrent à lui dans la région, comme le secteur des trains à haute vitesse, auraient beaucoup plus tardé à se présenter en Nouvelle-Zélande. « À part cela, je voulais aller en Amérique du Nord pour explorer les Rocheuses et voyager à travers les États-Unis, ou encore aller au Québec pour pratiquer mon français! »

Dion n’a pas hésité lorsqu’on lui a offert la chance de se réinstaller ailleurs. Avant de se rendre au Royaume-Uni, il n’avait pas d’emploi en vue. « Mais j’ai pris l’avion en me disant que quelque chose allait bien se présenter. J’avais assez d’argent pour un billet de retour, et je savais que mon ancien employeur m’aurait réembauché. » Il s’est installé dans une municipalité du Golden Horseshoe, sur le lac Ontario, et ses collègues lui ont réservé un accueil chaleureux. L’une d’elles, Carolyn Phillips, a même invité Dion à venir chez elle pour écouter une partie des All Blacks à la télé tandis qu’elle et son mari, un amateur de rugby, étaient sortis. « J’ai été épaté de la confiance qui m’a été accordée, surtout que je venais à peine d’arriver au Canada! »

« Bien reçu »

« J’ai été très bien reçu en arrivant au Canada de Nouvelle-Zélande; j’étais très heureux de m’être réinstallé. »

Certains aspects de la vie au Canada sont surprenants : « D’où je viens, le rugby est presque une religion. Au début, j’étais comme un poisson hors de l’eau : je ne trouvais aucun match à la télé. Le rugby se tapit dans l’ombre – ce qui est surprenant, sachant que l’équipe nationale féminine est parmi les meilleures. »

Au début, j’étais comme un poisson hors de l’eau : je ne trouvais pas de rugby à la télé

Dion Church

Conseiller principal

Bien qu’il ait été chaleureusement accueilli au Canada, Dion trouve tout de même que certaines marques de beurre d’arachide sont moins à son goût. « Heureusement que j’ai remarqué le sucre glace parmi les ingrédients avant d’acheter le pot. Ça aurait été une tragédie pour mes papilles – alors j’ai trouvé une autre marque! »

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