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Rail Britannia

18 août 2017

L’équipe de gestion de Transports collectifs et ferroviaires Royaume-Uni, de gauche à droite : Matt Phillips, Andrew McDonald, Rabinder Kaur, Helen Collett, Andy Peat, Michael Grace et Jason Groombridge.

Alors que le système ferroviaire britannique reçoit ses plus importants investissements en un siècle, les chemins de fer au Royaume-Uni connaissent un nouvel âge d’or. Viewpoint s’est entretenu avec l’équipe Transports collectifs et ferroviaires du Royaume-Uni sur des occasions qui s’offrent à elle pour une transformation écologique.

Le bureau de SNC-Lavalin à Derby, au Royaume-Uni, se situe à distance de marche de l’historique Roundhouse, la plus ancienne rotonde au monde, construite par le pionnier des chemins de fer George Stephenson.

Les membres de l’équipe Ingénierie de Transports collectifs et ferroviaires sont certes sensibles à la riche histoire ferroviaire de Derby – qui remonte au milieu du 19e siècle –, mais leur regard est résolument fixé sur l’avenir du secteur et sur le rôle de SNC-Lavalin dans la modernisation du réseau.

Au cours des quelques prochaines années, le gouvernement du Royaume-Uni investira plus de 50 milliards de livres pour actualiser son système ferroviaire grisonnant. En conséquence, l’industrie aura à livrer d’importants nouveaux projets d’infrastructures, de matériel roulant et de systèmes modernes de signalisation numérique et de contrôle des trains. Les déplacements de passagers ont augmenté rapidement ces dernières années, et on s’attend à ce qu’ils doublent encore en volume d’ici à 25 ans.

SNC-Lavalin est déjà impliquée dans plusieurs projets de modernisation clé, dont les suivants : la nouvelle grande ligne High Speed Two (HS2); Crossrail, qui traverse Londres d’est en ouest; le programme Digital Railway; et le projet Four Lines Modernisation pour le métro de Londres, l’un des plus gros contrats de signalisation au monde. L’entreprise participe également aux projets d’infrastructures ferroviaires du « Northern Hub », dans le nord de l’Angleterre. Le gouvernement perçoit les investissements dans le secteur ferroviaire comme catalyseurs de croissance économique.

Projets de prestige

Le gouvernement britannique a promis des investissements de plus de 50 milliards de livres pour remettre à neuf son système ferroviaire vieillissant

Michael Grace

Directeur régional, Transports collectifs et ferroviaires, Royaume-Uni

Pour les chefs de file de l’industrie ferroviaire britannique, il s’agit d’une période tout aussi exigean te qu’exaltante.

Michael Grace, directeur régional, Transports collectifs et ferroviaires du Royaume-Uni, nous confie : « Il s’agit de projets prestigieux, alors nous voulons vraiment être impliqués. Ils donnent l’occasion à notre personnel de travailler sur des projets excitants d’ampleurs variées.

Notre participation démontre que nous avons toutes les compétences requises. »

Il ajoute : « Nous avons parmi nous certains des plus grands experts en systèmes de contrôle et matériel roulant au monde. Ils sont très recherchés, au Royaume-Uni comme ailleurs. »

Parmi les autres équipes d’expérience, on compte celles qui se spécialisent en infrastructure ferroviaire, assurance et expertise-conseil en systèmes, projets, opérations ferroviaires et développement des affaires.

L’une des grandes priorités de l’équipe est de connaître une croissance durable de 30 % sur les trois prochaines années.

Les gestionnaires de l’équipe de 430 personnes, réparties à travers six bureaux (les bureaux principaux à Derby et Londres, et les installations de Manchester, Édimbourg, Glasgow et Birmingham), accordent beaucoup d’importance à la motivation de leur personnel.

Il y a aussi plus de 125 associés (« travailleurs auxiliaires ») qui travaillent avec les employés permanents .

« De grandes choses »

Matt Phillips, directeur, Systèmes d’infrastructures ferroviaires, déclare : « L’engagement du personnel est notre plus grande priorité. Si nous arrivons à engager nos employés et à faire le bonheur de nos clients, il est plus facile d’avoir un excellent rendement. »

Si vous avez de bons employés et que vous savez tirer parti de leurs capacités, de sorte à mousser leur enthousiasme et leur motivation, vous pouvez faire de grandes choses. »

L’équipe mène une enquête Great Place to Work et surveille de près les résultats, examinant les aspects positifs et les domaines où il y a lieu à amélioration.

« Nous avons aussi une “usine à idées”, que nous utilisons pour inspirer de nouvelles idées de produits et services », dit Michael. « Mais nous l’utilisons aussi pour trouver de nouvelles manières d’améliorer l’engagement du personnel. »

L’une des idées prisées a peu à voir avec les nouvelles technologies – la livraison hebdomadaire de fruits frais –, mais l’équipe n’a pas peur des technologies de pointe pour autant (voir l’article encadré sur le programme Digital Railway). 

Développement durable

À travers l’initiative Digital Railway – et d’autres projets comme l’électrification et l’utilisation de compteurs d’énergie sur les trains – SNC-Lavalin contribue aussi à rendre les chemins de fer plus écologiques. « Les gens sont très heureux d’être impliqués », ajoute Michael.

« Nous tenons à l’environnement et aux enjeux de développement durable, et croyons que le transport ferroviaire, qui est le plus écologique des moyens de transport, a un rôle important à jouer. »

En plus d’offrir des services-conseils et des études d’ingénierie, SNC-Lavalin produit des logiciels qui aident à améliorer l’efficacité et à réduire les émissions de carbone.

Les conducteurs de train se basent sur leurs connaissances du trajet pour effectuer leur travail, mais de nouveaux systèmes d’information embarqués pour conducteurs leur donnent maintenant des renseignements sur leur position actuelle par rapport à leur horaire. « S’ils sont en avance, ils peuvent ralentir, ce qui rend le déplacement plus confortable pour les passagers et réduit la consommation d’énergie », ajoute Matt.

Ces efforts cadrent avec les objectifs du gouvernement qui consistent à réduire les émissions de carbone, augmenter la capacité du réseau, diminuer les coûts et améliorer l’expérience client.

SNC-Lavalin contribue également à la communauté ferroviaire dans son ensemble en tant que membre du Rail Forum East Midlands et de la Rail Industry Association. Cette dernière a récemment accueilli Chris Grayling, secrétaire d’État aux Transports, dans le cadre d’un événement auquel participait Michael.

Collaborer à l’étranger

Si la majeure partie du savoir-faire de l’équipe est concentrée sur le marché britannique, le personnel a tout de même travaillé avec des collègues de SNC-Lavalin à l’étranger. Par exemple, leur expertise a été mise à profit sur le projet de train léger sur rail transurbain Eglinton Crosstown à Toronto, sur la ligne de la Confédération à Ottawa (voir le deuxième numéro de Viewpoint, décembre 2016), et à Vancouver sur la ligne Evergreen.

Les employés des bureaux du Royaume-Uni proviennent d’une variété de secteurs, et Matt est impressionné par le niveau des diplômés qui se sont récemment joints à l’entreprise (voir article encadré).

Les employés partagent un amour pour les chemins de fer. Michael observe : « En général, l’ambiance dans l’industrie ferroviaire est bien familiale. Une fois qu’ils s’y intègrent, les gens ont tendance à y rester. Nous travaillons avec de bonnes personnes, et le secteur ferroviaire reçoit maintenant d’énormes investissements. »

Matt croit que la vision qu’ont les gens de l’extérieur du travail dans l’industrie ferroviaire s’est grandement améliorée, et après cinq années passées à SNC-Lavalin, il ne pourrait plus s’imaginer faire autre chose.

Michael offre le mot de la fin : « Le travail, pour la grande majorité d’entre nous, c’est bien plus qu’un simple emploi. Le travail est aussi de plus en plus lié aux technologies. » « C’est une industrie brillante, au sein de laquelle j’ai le meilleur poste qui soit. »

À la fine pointe de la technologie

Les membres de l’équipe contribuent à l’effort du gouvernement qui cherche à bâtir un réseau ferroviaire de pointe pour l’avenir (voir aussi à ce sujet l’article aux pages 18 et 19). La réponse à l’initiative gouvernementale Digital Railway (chemins de fer numériques) est menée par Doug Blanc à SNC-Lavalin. 

Le programme du ministère des Transports (Department for Transport – DfT) fera appel à des systèmes d’information sur les passagers et de gestion du trafic de pointe pour rendre le réseau plus intelligent, avec une capacité accrue grâce à une meilleure gestion et une meilleure utilisation des données.

SNC-Lavalin est l’une des entreprises qui appuient ce programme révolutionnaire, dont l’objet est de faire appel à la technologie numérique pour moderniser les systèmes et améliorer le fonctionnement des chemins de fer tant pour les passagers que pour les exploitants ferroviaires.

Les ambitions numériques du DfT cadrent bien avec son approche globale des « quatre C » pour le secteur ferroviaire : réduire les émissions de Carbone, augmenter la Capacité du réseau, réduire les Coûts et améliorer l’expérience Client.

Attirer et former les jeunes les plus talentueux

Depuis 1996, SNC-Lavalin (auparavant sous le nom d’Interfleet) a embauché 130 nouveaux diplômés dont, fait impressionnant, plus de 62 % sont encore avec l’entreprise.

« Ceux qui sont partis occupent souvent des postes très haut placés au sein de l’industrie ferroviaire », explique Michael Grace. « Nous souhaitons maintenir un excellent environnement de travail, et la mise en place d’un bon programme pour diplômés aide au recrutement continu. Cette année, nous avons l’intention de recruter plus de 80 nouveaux employés, dont des apprentis de plus haut niveau. »

Le programme pour diplômés est agréé par l’Institution of Mechanical Engineers depuis 2000 et par l’Institution of Engineering and Technology depuis 2001.

La plupart des diplômés intègrent la compagnie au mois d’août pour commencer le programme, qui consiste en deux années de formation suivies de deux autres années de perfectionnement professionnel.

Lorsqu’ils sont embauchés, les nouveaux diplômés se portent volontaires pour travailler sur un chemin de fer historique, et prennent part à des exercices de consolidation d’équipe.

Ils prennent aussi part à un programme de huit jours sur les systèmes ferroviaires pour les aider à s’intégrer à l’industrie, puis ils sont placés auprès d’équipes de différents secteurs de l’entreprise. Ils passent également du temps dans des dépôts externes et des installations de maintenance.

En 2016, le programme a été nommé parmi les finalistes pour le prix du Programme pour diplômés de l’année à la cérémonie des prix Personnel Today, une distinction à laquelle sont admissibles des entreprises de nombreux secteurs de l’industrie.

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