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Améliorations apportées à la digue de la baie Boundary et protection des espèces naturelles

28 juillet 2016

Notre travail sur la digue de la baie Boundary avait pour but de protéger la ville de Delta des inondations en cas de tempête côtière. Ce que nous ne savions pas, c’est que nous aurions à prendre des mesures spéciales pour protéger des résidents locaux très importants : les reptiles!

Le système de digue de la baie Boundary protège les basses terres, à Delta, en Colombie-Britannique. Lorsque des sections de la digue ont été endommagées par les vagues et des niveaux d’eau élevés, la Corporation municipale de Delta a fait appel à nos services pour revoir et renforcer ces sections. Notre mandat comprenait également la préparation de plans et devis, l’obtention de permis, l’estimation des coûts, l’examen des soumissions et l’administration des contrats, l’évaluation des dommages potentiels au lieu de pêche, ainsi que la supervision de chantier. Cependant, dès que les travaux ont débutés, notre mandat a été élargi afin de couvrir un aspect imprévu concernant la protection des espèces naturelles.

Première contrainte : Le temps

Au début, nous avions en tête que le temps serait le facteur le plus important du projet. En effet, des critères clés du financement faisaient en sorte que le travail devait être effectué dans un délai de deux mois. À cela s’ajoutaient des restrictions de permis environnementaux, car nous devions travailler dans une zone intertidale. Notre équipe Ingénierie côtière a travaillé de concert avec notre équipe Environnement et géosciences afin de s’assurer que le projet respectait tous les critères requis et qu’il était réalisé dans les délais et dans les limites budgétaires.

Deuxième contrainte : Des couleuvres en hibernation

Pendant la construction, nous avons découvert que le chantier était en fait un grand hibernaculum de thamnophis (rassemblement de couleuvres en hibernation). Nos biologistes ont agi rapidement afin de capturer les reptiles et les ont placés de manière sécuritaire dans des bacs, leur permettant ainsi de terminer leur période d’hibernation à l’abri. Après deux jours à travailler dans un espace à peine plus grand qu’un petit bureau, nous avons capturé près de 500 couleuvres et les avons remises à la Wildlife Rescue Association.

Lorsque les températures printanières ont dépassé 14 °C, les couleuvres ont été relâchées en liberté dans leur habitat naturel, à la baie Boundary et elles se sont réapproprié leur territoire.

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À propos de l’hibernation des couleuvres

L’hibernation des couleuvres se nomme en fait repos hivernal. Ce processus est différent du processus d’hibernation des mammifères, car plutôt que de vivre des réserves de gras pendant la saison froide, les couleuvres réduisent leur utilisation d’énergie, ce qui fait en sorte que leur température corporelle descend.

Le groupe de reptiles que nous avons sauvé était composé de trois sous-espèces de thamnophis, soit la couleuvre rayée, la couleuvre du Nord-Ouest et la couleuvre de l’Ouest. Il n’est pas rare de voir ces sous-espèces passer l’hiver ensemble dans des trous et sous des roches. Les couleuvres mesuraient entre dix centimètres et un mètre.

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Réalisations en matière de développement durable

  • Nous avons sauvé près de 500 couleuvres en hibernation qui se trouvaient dans un chantier de construction.
  • Nous avons collaboré avec la Wildlife Rescue Association pour nous assurer que les couleuvres secourues recevraient les soins nécessaires et qu’elles seraient remises en liberté dans leur habitat dès que les conditions météorologiques seraient adéquates.
  • Nous avons mené une évaluation des dommages potentiels au lieu de pêche pour veiller à ce que le projet n’ait pas une incidence négative sur le milieu biologique marin local.

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