Bâtisseurs d’avenir, de façon durable - Rapport de durabilité 2016

Performance environnementale

Performance environnementale

À SNC-Lavalin, nous exigeons que tous les sites placés sous notre responsabilité, c’est-à-dire les bureaux, les exploitations et les projets, signalent tout incident et indicateur avancé squi peuvent être associés à nos employés et à nos entrepreneurs. Quant aux sites qui ne sont pas placés sous notre responsabilité, l’exigence de signalement s’applique seulement aux incidents environnementaux déclenchés par les employés et les entrepreneurs que nous avons directement embauchés. 

Résultats de 2016

Pour la deuxième année consécutive, nous avons surveillé cinq indicateurs avancés du Système mondial de gestion environnementale (SMGE). 

 
Indicateurs avancés du SMGE de 2016 Réalisations
Des vérifications environnementales ont été réalisées 96 % des vérifications environnementales internes prévues ont été réalisées pour nos quatre secteurs d’activité (comparativement à 89 % en 2015)
Les non-conformités repérées durant les vérifications environnementales d’entreprise ont été corrigées dans un délai de 90 jours* 100 % des non-conformités examinées ont été corrigées dans un délai de 90 jours 
Des enquêtes ont été menées en matière d’environnement 100 % des non-conformités nécessitant une enquête ont été examinées et corrigées (comparativement à 100 % en 2015)
Leçons tirées des incidents environnementaux ou des initiatives environnementales 75 % des leçons tirées exigées ont été produites dans tous les secteurs d’activité (comparativement à 100 % en 2015; production exigée pour toutes les unités d’exploitation d’au moins une leçon tirée d’un incident environnemental ou d’une initiative environnementale)
Des visites de chantiers ont été menées par les gestionnaires principaux, témoignant d’un leadership environnemental tangible 72 % des visites de chantier prévues ont été réalisées par les gestionnaires principaux (comparativement à 68 % en 2015)

*En 2016, nous avons remplacé l’indicateur avancé des « employés ayant reçu la formation sur le SMGE » par celui des « non-conformités repérées durant les vérifications environnementales d’entreprise corrigées dans un délai de 90 jours ». Bien que la formation sur le SMGE pour les employés demeure une exigence, nous n’effectuons plus de suivi sur cette formation à titre d’indicateur avancé. Les responsables Santé, sécurité, sûreté et environnement (SSSE), de nos secteurs d’activité ont maintenant le mandat de superviser la formation sur le SMGE.

Incidents environnementaux

Nous continuons à viser l’excellence en matière de performance environnementale. L’excellence se traduit par l’absence totale d’incidents environnementaux significatifs, d’avis d’infraction ou de toute autre mesure coercitive prise par le gouvernement à toutes les étapes d’un projet.

Afin d’aider à gérer les incidents environnementaux, tous nos chantiers sont tenus de mener un exercice  annuel de simulation  en cas d’incident environnemental. Nous prenons des mesures concrètes pour sensibiliser davantage nos employés et accroître leur engagement à signaler les incidents. Ces mesures comprennent des séances d’orientation et une formation spécifique aux interventions en cas de déversement sur le site de projets d’envergure. Selon les exigences du SMGE, tous les incidents environnementaux doivent être signalés dans la base de données de SSSE, peu importe la gravité ou les répercussions potentielles de ces incidents. 

Incidents significatifs ou de niveau III

Dans le SMGE, les incidents environnementaux de niveau III sont classés comme étant « significatifs ». Nous définissons les incidents de niveau III comme impliquant l’une ou l’autre des situations suivantes :

  • Menace immédiate pour la vie ou la sécurité, ou nécessitant l’évacuation du chantier ou l’intervention du service des incendies.
  • Répercussion prolongée ou étendue sur l’eau, le sol ou la qualité de l’air.
  • Dommages importants à un écosystème aquatique ou terrestre.
  • Contamination touchant des zones vulnérables ou des espèces protégées.
  • Fermeture d’un site de prélèvement ou d’un puits d’eau propres à la consommation humaine.
  • Contamination de l’eau ou du sol se propageant au-delà des limites du chantier.
  • Importante décontamination requise par des ressources externes spécialisées.
  • Infraction importante ou prolongée au permis ou à la licence, ou aux certificats d’autorisation.
  • Avis d’infraction ou avis de non-conformité émis par les autorités chargées de la réglementation.
  • Potentiel de poursuites ou poursuites par des autorités chargées de la réglementation. 
  • Déversement d’hydrocarbures ou de matières dangereuses sur le sol d’une quantité égale ou supérieure à 200 litres.
  • Déversement d’hydrocarbures ou de matières dangereuses dans l’eau d’une quantité égale ou supérieure à 100 litres.
Incidents environnementaux importants (de 2012 à 2016)*
2012 2013 2014 2015 2016
0 0 4 2** 6**
* Occurrences sur tous nos chantiers
** Comprend les avis d’infraction 

En 2016, trois des six incidents de niveau III étaient des avis d’infraction et les trois autres étaient des cas de rejets dans l’environnement. 

Avis d’infraction

Deux des trois avis d’infraction ont été attribués à l’exécution de travaux de terrassement n’apparaissant pas sur les plans approuvés par les autorités locales. Aucun des travaux de terrassement n’a eu de répercussions sur l’environnement. Le troisième avis d’infraction concernait des nuisances visuelles à l’une de nos installations (herbe non coupée, ainsi qu’un abri et des véhicules laissés à l’abandon). Bien que ces infractions n’aient entraîné aucune amende ou autre mesure coercitive, des mesures correctives ont été mises en place. Ces problèmes mineurs ont suscité une attention renouvelée sur les directives de travail et le respect des procédures. 

Rejets dans l’environnement

Deux des trois rejets dans l’environnement enregistrés en 2016 ont été liés à des déversements au sol de fluides d’équipements et dont la quantité a excédé 200 litres. Le troisième incident a impliqué le rejet d’environ 300 litres de solution aqueuse d’ammoniac d’une concentration de 19 % dans un confinement secondaire. Ce rejet a nécessité l’évacuation des travailleurs qui se trouvaient à proximité. Les équipes d’intervention se sont immédiatement présentées sur les lieux pour traiter les rejets conformément à nos plans d’intervention sur les chantiers et à la législation locale. Aucune répercussion importante sur l’environnement n’a été observée.  

Incidents de niveaux I et II

Chaque année, nous effectuons également un suivi des incidents environnementaux de niveau I ou II, ou de moindre importance. En 2016, les types d’incidents de niveaux I et II les plus fréquents étaient des déversements ou des fuites d’huile hydraulique, des déversements de carburants, des déversements de réfrigérants ou d’antigel et des rejets de sédiments. Les trois causes d’incidents les plus répandues étaient des ruptures, des débranchements ou des fuites provenant des tuyaux flexibles des équipements, des bris d’équipement autre que les tuyaux et une manipulation inadéquate. 

Les meilleures pratiques de gestion environnementale ci-dessous mettent l’accent sur la prévention de ces types d’incidents :

  • Des inspections et un entretien préventif périodiques doivent être effectués sur les équipements.
  • Les matières dangereuses doivent être entreposées dans un confinement secondaire. 
  • Les matières dangereuses doivent être entreposées à une distance sécuritaire de toute zone vulnérable.
  • Le ravitaillement en combustible doit être effectué sur une surface imperméable, un revêtement imperméable ou des feuilles absorbantes.
  • Le ravitaillement en combustible et les opérations de transfert de fluides doivent être supervisés en tout temps.
  • L’entretien doit être réalisé à une distance sécuritaire de toute zone vulnérable.
  • L’équipement fixe (compresseurs, générateurs, dispositifs de chauffage, etc.) doit être installé sur des bacs de rétention.
  • La perturbation du sol doit se limiter aux zones de travail actuelles.

Jours parfaits

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En 2016, nous avons lancé la notion de jours parfaits. Un jour parfait est un jour civil où il n’y a eu aucune blessure liée au travail, aucun événement compromettant la sécurité, ni aucun rejet dans l’environnement. Cet indicateur général englobe toutes nos activités et tous nos chantiers sans interruption. Nous avons enregistré 27 jours parfaits en 2016 et nous visons l’atteinte d’un minimum de 30 jours parfaits en 2017.

Leçons apprises

En 2016, nous avons mis la priorité sur la qualité plutôt que sur la quantité en produisant et distribuant sept leçons tirées aux responsables SSSE de nos quatre secteurs d’activité. Les leçons tirées étaient centrées sur :

  • la prévention des incidents environnementaux;
  • l’importance de tenir compte des conditions météorologiques extrêmes durant la phase de conception;
  • la présentation d’initiatives environnementales efficaces reproductibles dans d’autres projets (p. ex. l’aménagement de meilleures aires de lavage des bétonnières sur les chantiers de construction).

L’environnement au cœur de nos installations.

En raison de la nature de nos activités, les projets de nos clients représentent la meilleure occasion d’engendrer des répercussions positives sur l’environnement. Dans le même temps, nous n’avons de cesse de chercher et mettre en place des solutions pour réduire l’empreinte écologique de nos installations. Cela se traduit, entre autres, par des programmes de réduction des déchets et de la consommation d’énergie. 

En 2016, nous avons rédigé une procédure opérationnelle standardisée (POS) afin de normaliser la gestion environnementale dans nos bureaux partout dans le monde. Nous avons aussi créé un outil environnemental à l’intention des bureaux permettant de vérifier leur conformité avec la POS. Nous allons commencer l’application de cette procédure en 2017 avec l’immeuble de 21 étages abritant notre siège social, à Montréal, au Canada.

Consommation d’énergie

Nous déposons un rapport annuel du Carbon Disclosure Project (CDP) depuis 2007.  Les principales sources d’émissions comprennent nos bureaux et nos installations de production, de même que nos activités sur le terrain du secteur Pétrole et gaz. Nous n’utilisons que des renseignements de première main pour les calculs de portée 1 et de portée 2. Bien que notre inventaire des émissions ne soit pas vérifié à l’externe, les calculs sont vérifiés à l’interne par notre équipe spécialisée en acoustique, qualité de l’air et changements climatiques. Cette équipe fournit des services de vérification à nos clients externes.

Pour 2016, nous avons établi une cible de réduction des émissions pour les bureaux de 5 % sur l’exercice précédent. Une restructuration et une optimisation plus poussées nous ont permis de dépasser nos cibles de 2016 et de réduire les émissions dans nos bureaux (portées 1 et 2) de 24 %, comparativement à 2015. Nous avons ainsi réduit nos émissions pour la quatrième année consécutive. 

Nos émissions de portées 1 et 2 ont dans leur ensemble diminué de 12 %, en raison d’un changement dans la nature et l’emplacement de nos projets et de l’optimisation de tous les sites permanents, y compris les installations de production associées à notre unité d’exploitation Solutions de production et de traitement.

Consommation d’énergie (de 2011 à 2016)
Énergie (GJ)1 2011 2012 2013 2014 2015 2016
836 923 566 857 213 888 172 238 / 559 273* 945 415 884 123
Émissions de GES1 (t eq CO2) 45 392 33 095 10 717 9 689 / 62 683* 71 154* 62 389

1 Directe (portée 1) et indirecte (portée 2)

* En août 2014, SNC-Lavalin a fait l’acquisition de Kentz. Pour l’année 2014, les deux entreprises ont déclaré des données distinctes sur la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre (GES). Les émissions de GES de SNC-Lavalin totalisaient 9 689 t eq CO2 et les émissions combinées de SNC-Lavalin et de Kentz totalisaient 62 683 t eq CO2.  Il faut comparer ce total combiné au total de 71 154 t eq CO2 de 2015. La hausse de 2014 à 2015 est attribuable à l’augmentation des émissions associées aux activités accrues sur les chantiers des projets.

Attestations/certificats

En 2016, un total de 13 entités et projets de SNC-Lavalin ont reçu la certification ISO 14001 et 11 entités et projets ont reçu la certification OHSAS 18001. La certification sous l’égide de notre secteur Pétrole et gaz englobe 62 % de notre main-d’œuvre. Le diagramme ci-dessous présente les certifications par secteur d’activité :

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Au Canada et à l’étranger, notre équipe est composée de plus de 80 professionnels détenant la certification Leadership in Energy and Environmental Design (LEED®). Au cours de 2015, nous avons commencé à travailler avec la norme ENVISIONTM délivrée par l’Institute for Sustainable Infrastructure. Sept employés de SNC-Lavalin ont maintenant obtenu le titre de compétence professionnelle en matière de développement durable ENVISIONTM. Nous prévoyons l’augmentation de ce nombre avec l’utilisation accrue de cette nouvelle norme pour la conception et la construction d’infrastructures durables.

Semaine SSSE

Nous célébrons la Semaine canadienne de l’environnement depuis 2007. En 2016, nous avons tenu notre première semaine mondiale de la SSSE durant la Semaine canadienne de l’environnement. Cet événement visait à sensibiliser nos employés sur l’importance de la santé, de la sécurité, de la sûreté et de l’environnement dans leur travail quotidien, et à souligner nos réussites à titre personnel et organisationnel. Dans le cadre de diverses activités, les employés ont notamment participé aux webinaires suivants :

  • L’intégration du développement durable dans nos projets
  • Les impacts sur la santé et de la sécurité au sein de notre entreprise
  • Notre programme de sûreté des voyages
  • Notre programme de la résilience des affaires et du rétablissement des activités